2007
Entre réalité et fiction pendant 3 heures
Vous est-il déjà arrivé de vous balader tranquillement dans la rue avec du bon son dans les écouteurs de votre baladeur MP3 avec un sourire peinard sur les lèvres, genre :
« Y a rien de spécial, mais la journée est bonne, je trouve … Et je vais sourire rien que pour emmerder mon monde ! Ou juste pour le plaisir d’avoir l’air aimable et de donner une bonne image de soi. »

Puis vous rentrez dans une librairie et demandez poliment avec ce même sourire tranquille :
« Bonjour, Monsieur … Auriez-vous « Suicides » de Martin Monestier, svp ?
-Oui, bonjour …Attendez je vais voir. »
Ainsi, le libraire va voir sur son ordinateur en tirant la gueule du travailleur blasé qui n’a pas l’air d’aimer son boulot ou peut-être par épisode. , puis vous apprend que le livre n’est pas disponible. Vous le remerciez donc, toujours souriant pendant que votre très cher conseiller vous fait la gueule depuis le début ; et vous repartez.
En gros , elle vous plait beaucoup !!

Vous passez à côté en regardant seulement le visage, avec votre sourire …qu’elle ne vous renvoie pas d’ailleurs.
Puis vous continuez à avancer pendant que les secondes s’écoulent :
1
2
3
4
5
Vous vous retournez comme si le mot discrétion ne faisait pas partie de votre vocabulaire et vous détaillez son cul… Avec le sourire. Et ce que peut permettre votre imagination et votre esprit d’analyse pervers.
Je ne citerais plus cet exemple car, ce genre de rencontre arrivera probablement très souvent pendant une journée.
Toujours avec le sourire , vous continuez votre route et vous croisez un mec qui vous ferait un peu penser à un mélange de sculpture à base de bouse mixée à une caricature ratée . Et vous vous dîtes, malgré votre sourire serein :
« J’irai bien lui casser la gueule à ce mec, je n’aime pas sa présence, qu’il crève, lui ; sa famille ; sa descendance et qu’une malédiction tombe sur lui et ses proches pendant au moins 30 ans … » (Ou générations, selon votre humeur destructrice.)
Malgré cette haine spontanée et sans aucun intérêt, vous continuez votre chemin avec votre musique vous coupant complètement du monde mais le son est tellement bon !!!!
Et puis on s’en fout d’être coupé du monde quand on se promène à Paris, vu que les autres n’existent pas et qu’il n’arrive jamais rien sur votre chemin.
Vous méditez un peu sur le trajet du retour jusqu’à chez vous. Vous imaginez que ce serait terrible de pouvoir foutre la main au cul d’une nana sans qu’elle puisse rien dire parce que ce serait rentré dans les mœurs, la bonne morale et tout.
Puis vous penchez la tête avec une petite mine de dépit et pensez :
« Putain ! Qu’est-ce que les gens penseraient de moi s’ils devaient savoir ce que je pense d’eux »
Vous rentrez enfin chez vous ; vous foncez aux chiottes parce qu’il était hors de question de pisser dans la rue ! Vous embrassez votre copine en sachant pertinemment que vous avez déshabillez du regard plus de filles en 3 heures que le nombre de filles que vous pourrez déshabiller de vos propres mains en 10 vies, si cela était possible.
Puis vous ouvrez un placard, vous y fourrez un paquet contenant le cadeau de St valentin de votre copine que vous lui offrirez le lendemain, en espérant voir énormément d’émotions transparaître sur son visage.
Puis vous regardez votre copine et même si elle ne ressemble pas à toutes ces gonzesses que vous avez croisées dans la rue, vous revenez à la réalité et vous pensez :
« Ce cadeau, c’est pour elle, car c’est elle que j’aime »
Putain de St valentin quand même !



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14/02/2007 à 00:58:37 Dernière modif. : 14/02/2007 à 01:16:05


